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Que dire à une personne qui vient de perdre quelqu’un ?

kseniacourtet
il y a 2 heures
5 min de lecture


Lorsqu’une personne que nous aimons vient de perdre quelqu’un, nous voudrions trouver les mots capables d’atténuer sa douleur.

Nous cherchons la bonne phrase. Celle qui réconforte, qui apaise ou qui remet un peu de lumière dans une journée devenue soudainement très sombre.


Mais face au deuil, les mots parfaits n’existent pas.


Et bien souvent, ce n’est pas la beauté de notre phrase qui compte. C’est notre capacité à rester là, avec simplicité, sans chercher à réparer une douleur qui ne peut pas l’être immédiatement.


Commencer par reconnaître ce qui vient d’arriver


Nous pouvons parfois être tentés de contourner la réalité, par peur de raviver la peine. Pourtant, la personne endeuillée sait déjà ce qu’elle vient de perdre.

Nommer son chagrin ne crée pas sa douleur. Cela lui montre simplement que nous ne détournons pas le regard.


Vous pouvez dire :

  • « Je suis profondément désolé(e) pour ce qui vient d’arriver. »

  • « Je pense très fort à toi. »

  • « Je n’ai pas les mots, mais je suis là. »

  • « Je ne peux pas imaginer exactement ce que tu traverses, mais je veux rester près de toi. »

  • « Tu n’as rien à faire ni à me répondre. Je voulais simplement que tu saches que je pense à toi. »


Ces phrases sont simples. Et c’est justement ce qui les rend justes.


Vous pouvez prononcer le prénom de la personne décédée


Beaucoup de proches hésitent à prononcer son prénom. Ils craignent de provoquer des larmes ou de rappeler une réalité douloureuse.


Mais pour la personne endeuillée, le souvenir est déjà présent.

Entendre le prénom de la personne aimée peut au contraire être profondément réconfortant. Cela signifie qu’elle a existé, qu’elle a compté et qu’elle continue d’avoir une place dans la mémoire des autres.

Vous pouvez dire :

  • « Je pensais à Paul aujourd’hui. »

  • « Je me souviens de son rire. »

  • « J’ai repensé à ce moment que nous avions vécu ensemble. »

  • « Si un jour tu as envie de parler d’elle, je serai là pour t’écouter. »

Vous n’avez pas besoin de transformer ce souvenir en leçon de vie. Vous pouvez simplement le déposer.


Reconnaître que chaque deuil est différent

Même lorsque nous avons nous-mêmes vécu un deuil, nous ne pouvons pas savoir exactement ce que l’autre ressent.

Chaque relation est unique. Chaque histoire possède ses joies, ses regrets, ses blessures, ses habitudes et ses silences.


Plutôt que de dire :

« Je sais exactement ce que tu ressens »,

vous pouvez dire :

« J’ai moi aussi traversé un deuil, mais je sais que ton histoire est différente. Si tu souhaites parler, je peux simplement t’écouter. »


Cette nuance permet de partager votre expérience sans prendre toute la place.


Proposer une aide concrète


Dans les premiers jours, une personne endeuillée peut être entourée de nombreux messages et de propositions générales :

« Appelle-moi si tu as besoin de quelque chose. »


Cette phrase part d’une intention sincère. Mais une personne bouleversée n’a pas toujours l’énergie nécessaire pour identifier son besoin, demander de l’aide et organiser cette aide.


Une proposition précise est souvent plus facile à accepter :

  • « Je peux t’apporter un repas mercredi. Est-ce que cela te conviendrait ? »

  • « Je vais faire des courses demain. Je peux prendre quelques choses pour toi. »

  • « Je peux accompagner les enfants à l’école cette semaine. »

  • « Je peux venir boire un café avec toi, sans obligation de parler. »

  • « Je peux t’aider à répondre aux courriers ou à effectuer certaines démarches. »

  • « Je peux promener le chien cet après-midi. »

L’aide devient alors concrète, accessible et rassurante.


Accepter de ne pas obtenir de réponse

Une personne en deuil peut lire votre message sans pouvoir y répondre. Elle peut accepter votre présence un jour, puis avoir besoin de solitude le lendemain.

Son silence ne signifie pas nécessairement qu’elle ne souhaite plus vous voir ou que votre message lui a déplu.


Vous pouvez retirer la pression en précisant :

« Tu n’as pas besoin de me répondre. Je voulais simplement te dire que je suis là. »

Cette phrase offre une présence sans créer une nouvelle obligation.


Les phrases qu’il vaut mieux éviter

Certaines paroles sont prononcées avec tendresse, mais peuvent involontairement minimiser la douleur :

  • « Il faut être fort(e). »

  • « Le temps guérit tout. »

  • « Il ou elle est mieux là où il ou elle est. »

  • « C’était son heure. »

  • « Au moins, il ou elle ne souffre plus. »

  • « Tu dois avancer maintenant. »

  • « Tout arrive pour une raison. »

  • « Il faut penser aux bons souvenirs. »


Le problème n’est pas toujours la phrase elle-même. Il vient du fait qu’elle peut fermer la conversation et laisser entendre à la personne qu’elle devrait ressentir autre chose que ce qu’elle ressent réellement.


Elle n’a pas nécessairement besoin qu’on lui montre le côté positif de la situation.

Elle a d’abord besoin que sa douleur soit reconnue.


Il est possible de dire que vous êtes maladroit.


Vous n’avez pas besoin de maîtriser parfaitement la situation.

Vous pouvez dire :

« J’ai peur de ne pas trouver les bons mots, mais je tiens à toi et je ne veux pas disparaître parce que je suis maladroit(e). »


Cette sincérité est souvent plus réconfortante qu’une formule parfaitement construite.


Continuer à être présent après les premières semaines


Dans les premiers jours, les messages, les fleurs et les visites peuvent être nombreux.

Puis la vie reprend pour l’entourage.

Pour la personne endeuillée, pourtant, l’absence reste présente.

Un message quelques semaines ou quelques mois plus tard peut avoir une immense valeur :

  • « Je pense à toi aujourd’hui. Comment est cette journée pour toi ? »

  • « Je n’ai pas oublié. »

  • « Je pensais à lui en passant devant cet endroit. »

  • « Je sais que cette date peut être difficile. Je suis là si tu souhaites de la compagnie. »

  • « Est-ce que tu veux que nous parlions de lui, ou préfères-tu que nous pensions à autre chose aujourd’hui ? »


Vous pouvez également noter les dates importantes : l’anniversaire, les fêtes, la date du décès ou une journée particulièrement symbolique.

La fidélité de la présence compte souvent davantage que l’intensité des premiers jours.


Vous n’avez pas à enlever la douleur

Soutenir une personne en deuil ne signifie pas trouver la phrase qui fera disparaître son chagrin.

Cela signifie pouvoir rester près d’elle sans lui demander d’aller mieux pour nous rassurer.

Parfois, accompagner consiste simplement à dire :

« Je suis là. Tu peux être exactement comme tu es aujourd’hui. »


La personne endeuillée n’attend pas nécessairement une solution. Elle a besoin d’un espace dans lequel sa tristesse, son amour, sa colère, son silence et même ses moments de joie puissent exister sans jugement.

Les mots peuvent soutenir. Mais la présence, l’écoute et la constance parlent souvent encore plus fort.



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Au Cabinet K. Courtet, à Corcelles, je propose un accompagnement humain et personnalisé autour du deuil, de la fin de vie et des liens qui continuent autrement.


Vous pouvez me contacter pour poser une question, demander un premier échange ou découvrir les accompagnements proposés.


Cabinet K. Courtet Thanadoula en accompagnement de la fin de vie et du deuil – Chemin des Vernets 2, 2035 Corcelles - Téléphone : 077 441 27 87

 
 
 

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